Choses Sauvages : sueur, groove et chaos contrôlé aux Francos
Il y a des shows où tout est calculé. Et il y a Choses Sauvages. Aux Francos, le groupe montréalais a transformé la scène en piste de danse sous tension, quelque part entre le funk détraqué, le rock nerveux et une transe presque club. Dès les premières secondes, le ton est clair : ici, on ne regarde pas un spectacle, on y embarque. Leur force, c’est le groove. Une basse omniprésente, des guitares qui découpent plus qu'elles enrobent, et une batterie qui refuse de rester tranquille. Tout est en mouvement, constamment. La musique avance, rebondit, s’étire, puis explose juste assez pour relancer la machine. Il y a quelque chose de presque obsessionnel dans leur façon de construire le rythme — comme si chaque pièce cherchait à te garder captif quelques minutes de plus. Sur scène, Félix Bélisle ne tient pas en place. Il ne “performe” pas au sens classique — il habite complètement l’espace. Entre le chant parlé, les cris contrôlés et une gestuelle imprévisible, il agit plus comme un ca...