Les Lundi au Saint-Graal. The Wholy Grail.
Et du coup, je me suis dis, on est loin de l'époque où le standard règne, ou si tu ne t'imprègnes pas des standards bebop, swing ou autre, tu te fais virer du stage!
Photo par Léa Fourniol!
Le Saint-Graal, lundi le 8 décembre, 21h. La soirée commence, moi je suis en route, la musique coule à flot, Miles Davis, Kind Of Blue, l'odeur de Ashish me monte au narine, mes nerfs se tendent, la trompette embarque, mes sens s'aiguisent, le rythme embarque, et puis la lumière tourne rouge. Je m'arrête, les notes défilent, ainsi que le temps file. On va souper avec le père de mon amie. Pâtes au fruit de mer gratiné. Quel régal, un avant goût d'une soirée qui sera la débandade total musicalement parlant. Le souper est fini, on part, Amélie ma bonne amie et moi vers le Saint-Graal. Arrivé là-bas, c'est une cohorte de jeune, assoiffé de vivre toute en ayant une touche de modernité alors on se réserve une politesse, un savoir vivre, et un beau sourire pour l'ensemble de l'œuvre. Sur stage, les instruments et les joueurs se promènent, sa joue, sa l'arrête, sa fume, sa bois et sa recommence. C'est plus comme avant où les femmes sont à la recherche d'un mariage, que les hommes cherche l'aiguille et que les flics attendent à la porte pour pincer un jeune Chet Baker look a like beau gosse gonflé à l'héroïne. Les mœurs ont changé, mais leurs soif aux musiciens et leurs talent reste. Ils viennent la plus part de Lionel-Groulx le cégep. Ils ont peut être simplement jamais connu la came encore qui sait. Mais le talent, les gammes, le respect entre les musiciens et l'intrépidité, ça à l'école ils l'enseignent bien les profs. Après avoir choisi quelques bières, parlé à divers musiciens, amis dont Léa, une peintre doté d'un talent incroyable sur canva qui est la personne qui m'a invité à l'événement ayant faite éloge de ces mythique soirées à mainte reprise, et faite de nouvelles connaissances, je suis assis et j'écoute. La jeunesse sur scène et ses milles instruments, piano, contrebasse, trombone si je ne m'abuse, guitare, basse et batterie. Ça se regarde, sa fais des drôles de visages, sa s'excite plus les gammes et solos sont enchaînés. Les musiciens sont déchaînés, à l'entoure, les spectateurs sont abasourdis! Le bar coule à flot, les rires, les visages impressionnés, les applaudissements, tout retenti. Je ferme les yeux, et je me dis, ouais c'est la belle vie pour une fois, c'est mieux que le bord de mer à l'autre bout du monde, c'est mieux que la rue en Russie au froid, que l'odeur des défoncés à l'accueil Bonneau, que l'odeur du haschisch et même mieux que l'odeur de mon plat préféré que ma mère me préparait quand j'étais petit après une grosse journée d'école. La soirée avance, le talent déborde, et il y a un nombre inquantifiable de cigarettes fumés à l'avant du bar. Minuit sonne, il me faut partir, mon coeur bat à pleine vitesse, j'ai un sentiment d'euphorie et partout à l'entoure, tout le monde est rassasié et heureux. C'est comme le réveillon de Noël presque, on repart tous le cœur et la tête plein de douceur, je crois que les spectateurs sont tous accaparés de la folie que les musiciens ont su partagé sur la scène. Je comprends mieux pourquoi certains sont là à tous les lundi depuis la nuit des temps. En quelques mots, le Saint-Graal le lundi, c'est aussi hip que Paul McCartney qui côtoyait les bibliothèques où Ginsberg et autres poêtes à l'époque récite, c'est hip comme être au Groowve à MTL les mercredis, c'est tout simplement le futur de nombreux musiciens jazz qui un jour, je l'espère, joueront sur des scènes tel le Festival de Jazz de Mtl et autre. Allez-y au Saint-Graal un lundi, c'est chaleureux, heureux et talentueux surtout!
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